2 Août 2025
Après avoir lu ce constat, nous souhaitons que cette Eglise soit restructurée pour le bien des fidèles et du peuple de Dieu.
Nous souhaitons et accompagnerons Monseigneur Ephrem Lima dans la convocation de tous et toutes, clergé et fidèles afin qu'il procède à l'annonce de la reprise des activités sacerdotales et spirituelles sous sa direction.
Nous souhaitons, pour la mission que Dieu a donnée à Monseigneur Ephrem Lima à la sortie de nombreux jours de coma, que sa vitalité retrouvée soit au service de notre Dame de Kerneguez et de Son Fils notre Seigneur Jésus-Christ.
Monseigneur nous vous lançons l'appel suivant :
Convoquez dans les plus brefs délais
vos fidèles et votre clergé resté fidèle.
Dieu vous attend depuis trop longtemps,
ne tardez plus.
+++ Patriarche Jacques III
Église Catholique Apostolique Primitive d’Antioche
Église non inscrite dans les annuaires canoniques, mais vivante dans l’Esprit
🕊 1. Nous sommes le petit reste.
Non pas par choix, mais par fidélité.
Non pas par nostalgie, mais par feu intérieur.
Nous ne nous accrochons pas à une institution morte,
Nous gardons un appel vivant.
📜 2. Nous appartenons à une Église née dans la pauvreté.
L’ECAPA a été semée dans le silence,
arrosée par les larmes des oubliés,
et nourrie par l’espérance des petits.
Elle descend de Pierre par des chemins non officiels,
mais ses racines plongent dans le Cœur du Christ.
🕯 3. Nous confessons la foi des Apôtres.
Une foi incarnée, eucharistique, mariale,
fidèle aux Pères, fidèle à l'Esprit,
sans compromis avec les puissances du siècle.
Nous ne suivons ni Rome, ni Byzance,
mais l’Agneau immolé, debout au milieu du trône.
⛪ 4. Nous gardons les lieux saints confiés à notre cœur.
Kerneguez, Mazirat, Le Yaudet,
ne sont pas des vestiges, mais des pierres d’autel en gestation.
Là où l’homme a abandonné,
Dieu continue d’attendre,
et nous répondons : Me voici.
🪔 5. Nous croyons au réveil.
Non un réveil de masse,
mais un réveil du cœur.
Une visitation douce comme la brise d’Élie,
qui ranime l’huile dans la lampe.
Un feu sans bruit, un feu qui ne meurt pas.
🙌 6. Nous sommes gardiens d’un dépôt.
La mémoire du patriarche Boris Ier,
la vision de Mère Jeanne Dunan,
la consécration de Mgr Giovanni Maria Taddei,
le souffle porté aujourd’hui par Mgr Efrem,
ne sont pas des reliques :
ils sont le souffle qui nous relève.
🤲 7. Nous accueillons tout être en errance, tout compagnon d’exil.
Même fatigué, même en colère, même cabossé par la vie.
Car Celui qui marche avec nous sur la route brisée
n’est pas un chef, ni un maître des troupeaux,
mais un Ami de l’âme,
silencieux compagnon des déroutes.
Il ne demande ni nom, ni mérite,
mais simplement un espace pour poser sa lumière.
💧 8. Nous ne possédons rien, mais nous avons tout.
Notre liturgie est simple, notre clergé est pauvre,
nos bâtiments sont fermés ou envahis,
mais l’Esprit souffle encore sur nos cierges,
et nos mains vides sont pleines de Grâce.
✝️ 9. Nous refusons de mourir dans le silence.
Nous parlons. Nous prions. Nous écrivons.
Nous célébrons. Nous bénissons.
Nous ne demandons aucune reconnaissance,
mais nous sommes là.
🔥 10. Nous sommes l’Église Catholique Apostolique Primitive d’Antioche.
Ni grande, ni visible.
Ni puissante, ni reconnue.
Mais réelle. Vivante. Prophétique.
Un signe du Royaume, un soupir de l’Esprit,
Un appel au réveil du Corps du Christ.
🌒 ÉPILOGUE : NOUS NE CHERCHONS PAS LE BONHEUR
Nous cherchons à rester debout.
À tenir dans la nuit, sans céder.
À laisser une lampe allumée pour ceux qui errent.
À porter la pierre d’autel abandonnée,
jusqu’au matin où Dieu redira : "Je fais toute chose nouvelle."
🙏 PRIÈRE DU PETIT RESTE
**Seigneur, nous ne sommes que peu,
mais nous sommes tiens.
Garde-nous fidèles à la lumière reçue,
humblement debout,
silencieusement brûlants.
Que nos voix, nos silences,
nos blessures et nos cierges
deviennent semence pour les temps à venir.
Amen.**
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📖 Note d’intention – À ceux qui liront ce manifeste
Ce texte n’est pas un appel au passé, ni une plainte contre l’oubli.
Ce manifeste ne raconte pas une histoire : il atteste une Présence.
Il ne cherche pas à restaurer des structures ou des gloires d’autrefois,
mais à désigner un feu encore vivant dans l’obscurité.
Il parle pour ceux qui tiennent, qui veillent, qui marchent sans tapage,
pour ceux qui n’ont plus rien à perdre sinon la fidélité.
Ce texte n’est pas une lamentation. C’est un chant intérieur,
un appel à reconnaître la force d’un reste que le monde ne voit pas,
mais que Dieu connaît par leur nom.
Monseigneur Ephrem Lima